DOULEURS AU DOS fibromyalgie lombaires et poitrine
FIBROMYALGIE : COMMENT SE MANIFESTENT LES DOULEURS DU DOS, LOMBAIRES ET DE LA POITRINE ?
Dans la fibromyalgie, les douleurs du dos, des lombaires et de la poitrine sont parmi les plus fréquentes et les plus invalidantes : brûlures, spasmes, sensation d’étau thoracique. Ces douleurs apparaissent souvent sans anomalie visible à l’imagerie, car elles résultent d’une hypersensibilité du système nerveux central.
MON TÉMOIGNAGE
C’est la première tension du dos qui est apparue il y a environ sept ans. Au départ, je pensais à une lombalgie. Peu après, d’autres symptômes sont apparus, notamment une forte sensation de serrement dans la poitrine, comme un étau, ainsi que des douleurs dans la mâchoire, les cervicales, des sensations de « nerfs qui sautent » et des spasmes musculaires.
RAS à la radio et à l’IRM. La prescription d’antalgiques et de décontractants musculaires n’a eu aucun effet bénéfique.
Où SE SITUENT LES DOULEURS DU DOS EN FIBROMYALGIE ?
- autour de la colonne thoracique ;
- sous les omoplates ;
- jusque dans les côtes ou la cage thoracique ;
- les lombaires avec un prolongement de la douleur le long des hanches.
Cette combinaison explique pourquoi l’entourage a du mal à comprendre.
Cette page peut être partagée avec votre entourage, pour l’aider à mieux comprendre ce que vous traversez.
QUELS SONT LES SYMPTÔMES ?
Depuis plus de trois mois consécutifs, certaines personnes atteintes de fibromyalgie décrivent :
- une tension permanente dans le dos ;
- des douleurs lombaires pouvant irradier vers les fesses ;
- des gênes thoraciques ou intercostales ;
- des brûlures dans le dos ;
- des spasmes musculaires ;
- une sensation inflammatoire ;
- un dos raide au réveil ;
- une fatigue musculaire importante ;
- des désagréments nocturnes ;
- des courbatures permanentes ;
- une hypersensibilité au toucher ;
- un besoin constant de changer de position ;
- une augmentation des douleurs avec le stress, la fatigue ou le manque de sommeil.
Ces sensations peuvent changer de place au fil des jours ou des semaines, ce qui est fréquent dans la fibromyalgie.
IMPORTANT : une sensation d’oppression dans la poitrine ne permet pas, à elle seule, d’écarter une autre cause. Seul un médecin du SAMU (112 = Europe), et le cas échéant un cardiologue, est habilité à poser un diagnostic. En cas de doute ou de douleur inhabituelle, il est essentiel de contacter rapidement les urgences.
QUEL IMPACT SUR LE QUOTIDIEN ?
Les douleurs dorsales et thoraciques peuvent avoir des répercussions importantes :
- mobilité réduite : se pencher, porter un sac ou rester assis longtemps peut devenir difficile, voire impossible ;
- sommeil perturbé : certaines positions sont inconfortables, limitant la récupération ;
- limitations dans les activités : sport, loisirs ou tâches domestiques peuvent devenir éprouvants ;
- impact émotionnel : le sentiment d’impuissance ou d’incompréhension face aux symptômes peut accentuer stress et anxiété.
QUELLES SONT LES CAUSES ?
Dans la fibromyalgie, les examens sont souvent normaux ou peu parlants, mais le système nerveux devient hypersensible à la douleur.
Le cerveau et la moelle épinière amplifient les signaux douloureux :
- des tensions musculaires normales deviennent douloureuses ;
- les muscles restent parfois contractés trop longtemps ;
- le stress chronique et le sommeil perturbé entretiennent cette réactivité exacerbée.
Le dos est particulièrement concerné car :
- il soutient le corps en permanence ;
- il contient de nombreux muscles posturaux ;
- ces muscles restent actifs même au repos.
COMMENT SOULAGER, RAPIDEMENT, MAIS TEMPORAIREMENT, LES DOULEURS ?
Je vous partage mes conseils de bien-être qui m’apportent un soulagement temporaire. Ils ne remplacent ni une consultation médicale, ni un traitement médical, ni les recommandations des professionnels de santé qui vous accompagnent. Chaque personne réagit différemment a froid et à la chaleur.
Le froid
Une poche de gel froid, disponible en pharmacie, peut aider à atténuer temporairement certaines douleurs aiguës.
Je l’enveloppe toujours dans un linge afin qu’elle ne soit jamais directement en contact avec la peau. Je l’utilise pendant une courte durée, généralement entre 10 et 20 minutes, puis je laisse la peau retrouver sa température normale avant d’envisager une nouvelle application.
Il faut interrompre immédiatement l’application en cas de douleur inhabituelle, de brûlure, de pâleur importante, d’engourdissement prolongé ou de modification de la peau. Le froid nécessite une prudence particulière en cas de sensibilité diminuée, de trouble circulatoire ou de neuropathie.
La chaleur
Une bouillote de graines de lin, disponible en magasin BIO ou auprès d’artisans.
Une bouillotte peut contribuer à détendre les muscles et à apaiser certaines tensions. Je trouve personnellement la bouillotte aux graines de lin plus agréable au contact du corps. Elle doit être utilisée à une température modérée, en respectant précisément les consignes de réchauffement du fabricant. Je protège également ma peau avec un tissu et j’évite de m’endormir avec la bouillotte afin de limiter le risque de brûlure.
Ce qui fonctionne pour moi
- Le froid m’aide à atténuer temporairement certaines douleurs pendant une poussée aiguë.
- La chaleur m’aide davantage à relâcher les tensions musculaires, notamment en fin de crise ou sur d’autres zones contractées.
- M’allonger dans une position confortable et porter mon attention sur une respiration lente m’aide parfois à réduire les tensions qui accompagnent la douleur.
- J’utilise également un appareil TENS, qui m’a été prescrit par un algologue, c’est-à-dire un médecin spécialisé dans la prise en charge de la douleur.
Un exemple personnel
Lorsque je ressens une douleur aiguë dans les lombaires (début de crise), j’applique une poche froide enveloppée dans un linge pendant une courte durée. Comme les tensions ont aussi tendance à gagner mes épaules (crispation stress de début de crise), je peux utiliser parallèlement une longue bouillotte aux graines de lin sur cette autre zone.
Je m’allonge ensuite dans une position aussi confortable que possible et j’essaie de ralentir ma respiration. Selon les recommandations qui m’ont été données, je peux également utiliser mon appareil TENS.
Lorsque la douleur devient inhabituelle, beaucoup plus intense ou persistante, je sollicite un avis médical. Si elle correspond à mes douleurs habituelles mais reste difficile à supporter, j’essaie aussi, lorsque cela est possible, d’avancer mon rendez-vous chez le kinésithérapeute.
Ces gestes peuvent procurer un soulagement temporaire, mais ils ne fonctionnent pas pour tout le monde. Si le froid, la chaleur ou le TENS ne vous soulagent pas, cela ne remet aucunement en cause la réalité ni l’intensité de vos douleurs.
Conseil complémentaire
Je privilégie une alimentation anti-inflammatoire : je cuisine santé et je consomme du psyllium en magasin Bio, qui participe à rééquilibrer mon microbiote.